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Association : Centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales

filiatio_12-052Face à une situation écrasante, un travail minutieux

À la croisée des crises et des consciences existe un centre où femmes, hommes et enfants peuvent aller se reposer, se (re)construire et se définir autrement qu’en référence (ou déférence) à la brutalité des relations iniques, à la violence sexiste et à toutes autres formes de maltraitance.

Un fructueux périple

Issu en droite ligne du terreau que furent les mouvements féministes des années 70, dont un collectif pour femmes battues qui a consacré énormément d’énergie à dénoncer des faits de maltraitances de femmes et enfants à l’intérieur des familles (1), le Centre a parcouru un long chemin. D’un combat initialement consacré aux inégalités entre les sexes à la mise en oeuvre de moyens permettant aux femmes d’obtenir un divorce, en passant par la conquête de l’autorité parentale conjointe, le CPVCF a non seulement écrit ses lettres de noblesse mais s’est avant tout engagé dans les débats fondamentaux qui font avancer la société vers plus d’équité et plus de respect.

Reconnaissance

Aujourd’hui, reconnus par les Pouvoirs Publics qui les considèrent comme des experts en matière de prévention de la violence au sein de la famille, les membres du Centre sont notamment sollicités pour des campagnes de sensibilisation.

filiatio_12-053filiatio_12-054Activités

En plus d’adhérer au Mouvement pour l’Éducation Permanente, le centre est multidimensionnel et fait bénéficier les victimes de la violence familiale de nombreux services : l’accueil (qui inclut un suivi ambulatoire), des formations et des sensibilisations à travers différents médias (Amnesty International, les Femmes Prévoyantes, les travailleurs sociaux, …), et surtout, un refuge !

Le Refuge

Principale activité du Centre, d’une capacité de vingt-quatre lits, il est subsidié par la COCOF (2), tout comme le Home Baudouin (3). Le partenariat avec des acteurs sociaux tels que des médecins ou la police permet au Refuge d’être accessible tout en restant confidentiel. Bien que les hommes concernés par la violence conjugale ou familiale soient admis en consultation (accueil), il n’est peuplé que de femmes seules ou avec enfant(s) .

Pour y arriver, il suffit d’un appel téléphonique. Cet appel sera suivi d’un entretien de visu – indispensable. Ensuite, en fonction des demandes et des priorités de certaines d’entre elles, la personne demanderesse sera soit admise, soit inscrite sur une liste d’attente. Une inscription qui ne signifie nullement un abandon. Que du contraire. C’est ici que le service d’accueil recouvre tout son sens en travaillant avec la personne, par le biais d’un accompagnement psychologique, administratif et informatif, à un apaisement.

Pour les admis(es), c’est un moment privilégié pour une découverte de soi, de ses besoins, de ses désirs et de son bien-être. À travers des activités ciblées débutera l’apprentissage essentiel des nombreuses manières de s’octroyer des soins à soi-même. Dorlotant !

David Besschops
Illustrations: Françoise Fourneau

(1) À l’époque, les faits ayant lieu dans la sphère familiale avaient un caractère privé. Par conséquent, ils n’étaient pas punissables aux yeux de la loi.

(2) Commission Communautaire Française.

(3) Cf. Filiatio #10.

Article paru dans Filiatio n°12 – janvier / février 2014, abonnez-vous ou téléchargez gratuitement ce numéro.

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