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Ernest et Célestine : parentalité, complicité, authenticité

C’est fou ce qu’on peut trouver dans une poubelle

Secouant, remuant, interpelant !  Filiation improbable dans un album jeunesse, à l’aube des années quatre-vingt. Ernest, gros ours un peu bourru au mode de vie marginal et Célestine, menue souris au caractère bien affirmé avaient peu de chance de se rencontrer.  Focus sur une relation père-fille, sortie libre et audacieuse d’un air du temps les rôles parentaux sont encore très figés. Anticipatrice, Gabrielle Vincent ? Certainement ! Et à plus d’un titre… 

Céline Lefèvre

 

À qui ne connaît pas Ernest et Célestine, on répondra spontanément : « Mais si, tu vois, c’est le gros ours et la petite souris ! » Pourtant, Gabrielle Vincent détestait cette expression, raconte, amusé, Arnaud de la Croix qui fut son éditeur durant treize ans.  À force de lire l’expression dans les articles, elle finit elle-même par l’utiliser, non sans une sérieuse dose de dérision. Et on comprend mieux lorsqu’on touche l’œuvre et qu’elle nous touche en retour. Bien sûr, c’est criant, Ernest et Célestine sont bien plus qu’un gros ours et une petite souris. Ce n’est pas du T’choupi. C’est du grand art. Un classique de la littérature jeunesse. Le film sort au cinéma et c’est l’occasion de rétablir un lien entre les générations. Parce que ces albums-là, c’est une affaire intergénérationnelle… Un véritable univers de rencontre entre l’enfant et l’adulte, un espace à imaginer, à s’approprier, à vivre.

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2 commentaires à “Ernest et Célestine : parentalité, complicité, authenticité”

  1. Fondation Monique Martin | 28/12/2012 à 11 h 28 min

    Un grand merci pour ce bel article si touchant et tellement vrai!
    Je tiens cependant à vous signaler une petite erreur: le titre la tante Joséphine n’existe pas. Il y a la tante d’Amérique (1985) réédité chez Casterman ou la chambre de Joséphine (1987).

  2. Ben | 28/12/2012 à 11 h 55 min

    Merci et désolé pour cette erreur (déjà réparée !)

    Bonne année

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