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F comme Filiation : les chenilles processionnaires pratiquent-elles l’hébergement alterné ?

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Ce n’est pas uniquement sur la filiation que ces bêtes pas si bêtes nous font sortir de nos cases ; mais c’est bien à propos du lien, de la filiation et de l’affiliation, que nous avons demandé à la philosophe et éthologue Vinciane Despret de nous livrer des pistes. Au départ, nous avions il est vrai des questions d’une grande naïveté : qu’est-ce que la nature peut-nous apprendre sur la filiation chez les humains ? Puis, en lisant son essai-abécédaire Que diraient les animaux si… on leur posait les bonnes questions ?, et plus encore en conversant avec cette faiseuse d’histoires et empêcheuse de penser en rond, on apprend que la nature n’a rien de naturel, que les animaux expérimentent tout et son contraire en matière de filiation et qu’il est toujours suspect de chercher à leur faire « dire » quelque chose sur nous. C’est bien aux humains que reviennent les décisions politiques concernant leur propre organisation sociale et familiale ! Paradoxalement, c’est sans doute la plus belle découverte : en nous montrant une infinité de manières d’être et de s’organiser, l’animal nous « ouvre l’imaginaire », pour reprendre les mots de Vinciane Despret.

Filiatio : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’éthologie ?

Vinciane Despret : Au sens courant, l’éthologie est l’étude des comportements humains et animaux, la « biologie » du comportement. L’acte fondateur de l’éthologie remonte aux pionniers Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen, juste avant la Seconde Guerre mondiale. Ils se sont démarqués de la psychologie animale avec deux propositions : tout d’abord, ils ont délaissé les contraintes purifiées des laboratoires pour étudier l’animal face à la complexité de son environnement, dans des conditions les plus naturelles possible. Leur postulat était que, dans un environnement naturel, l’animal produirait des réponses plus inventives et plus diverses qu’en laboratoire. Si l’on veut par exemple étudier l’intelligence des animaux, il vaut mieux l’étudier dans des conditions environnementales riches puisque c’est là que l’intelligence aura le plus de chance de se déployer. Ils ont ensuite avancé que toute psychologie animale avait toujours été historiquement comparée, comparative. Si l’on étudiait les rats dans un laboratoire, ce n’était pas tellement pour savoir ce qu’un rat pouvait faire mais pour l’observer en tant que modèle de comportement. Par exemple, si l’on faisait courir un rat dans un labyrinthe, ce n’était pas pour voir si les rats étaient capables de se sortir d’un labyrinthe mais pour interroger un modèle d’apprentissage en comparaison avec celui des humains ou d’autres animaux. L’animal n’était jamais étudié pour lui même, mais comparé à d’autres espèces. Les éthologues, eux, – même si leur travail reste comparatif –, ce n’est plus le renvoi au modèle humain mais l’étude de chaque animal en tant que produit de l’évolution.

Lorenz reprenait l’hypothèse darwinienne : au même titre que les organes ont été façonnés par l’évolution, certains comportements ont également fait l’objet d’une pression sélective – comportement maternel, comportement de fuite, faire le mort face à un prédateur, etc. C’est la « biologie du comportement ». On remarque aujourd’hui que l’éthologie change formidablement. Cette insistance que Lorenz avait mise sur l’instinct et sur le comportement inné, les éthologistes vont progressivement l’abandonner en considérant que tout ce qu’on croyait instinctif a peut-être été appris. On considère de plus en plus l’animal comme flexible et créatif face aux questions que suscite l’environnement. Je pense que l’éthologie ressemble davantage à l’anthropologie : on utilise l’expression « culture animale », on observe comment des comportements se transmettent au sein des troupes, on étudie comment certains chimpanzés utilisent des outils à un endroit en particulier, l’étau et l’enclume pour casser des noix par exemple, et pas ailleurs, alors qu’ils ont le même matériel à disposition… On considère les animaux comme créateurs de comportements plutôt que suivant des programmes stéréotypés. En faisant un lien avec la philosophie, je ferais renouer l’éthologie avec une très jolie définition que donnait Gilles Deleuze, dans les Cours sur l’éthique de Spinoza des 8 et 20 décembre 1980, faisant la différence entre éthique et morale. Il disait : la morale, c’est toujours des jugements. Or l’éthique, c’est autre chose. On parle d’éthologie en tant que « l’étude pratique des manières d’être ». C’est-à-dire, pour les animaux, l’étude de ce dont ils sont capables, de leur puissance, de ce qu’ils peuvent faire, de ce qu’ils supportent… ce que j’appelle leurs « usages du monde ». Deleuze dit par exemple : « Un chameau peut supporter de rester des jours et des jours sans boire. Ne pas boire, c’est ça la puissance du chameau. » J’aime bien cette définition qui rend compte non pas d’une sorte de « nature » ou d’un programme rigide qui fixerait une fois pour toutes l’essence des êtres mais au contraire d’un répertoire ouvert de possibilités que les animaux mettent à l’épreuve en fonction des circonstances.

F. : L’éthologie peut-elle nous apprendre quelque chose sur la filiation chez les humains ?

V.D. : Ma réponse sera ici très nuancée. On a beaucoup demandé à l’éthologie de nous apprendre ce que nous serions « en nature ». On a par exemple beaucoup étudié les relations des singes avec leurs petits en se disant qu’ils sont à l’« état de nature », puisque ce sont nos lointains cousins, presque nos ancêtres, ou du moins qu’ils appartiennent à une espèce de branche qui remonte à nos ancêtres… Bref : j’étais sceptique par rapport à ces recherches.

À certaines époques, on a dit que les mères n’ont en fait pas besoin d’être avec leurs enfants et que quelqu’un d’autre peut les élever. Dans beaucoup de troupes de singes on constate alors des phénomènes d’adoption, on voit que certains oiseaux partagent l’élevage des enfants, on observe des comportements « alloparentaux » – où d’autres que les parents aident… À d’autres époques, on a dit à l’inverse que c’est avec la maman que le petit doit rester, etc. Des chercheuses biologistes féministes ont constaté que ce n’est pas un hasard si les époques où l’on « remarque » que les mères singes doivent s’occuper de leurs petits sont également des époques de changements économiques, de saturation du marché de l’emploi, durant lesquelles on essaie de pousser les mères – humaines ! – à la maison. Et pendant les époques de croissance ou de reconstruction, comme après la guerre, pendant lesquelles on veut renvoyer les femmes au travail, on dit en observant les singes qu’une seule « figure parentale » suffit. En réalité, dans les différentes perspectives, on n’observe pas les mêmes singes ! Vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez aux animaux, vous aurez toujours la réponse que vous attendez si vous choisissez la bonne espèce et le bon environnement. Si vous voulez une filiation de type conventionnelle avec une famille monoparentale, allez voir les campagnols à ventre jaune, ils vous en donneront une en vous expliquant ce qu’est un « bon père de famille ». Sauf que ces observations ont été réalisées en laboratoire et que, dans la nature, les campagnols sont un peu plus primesautiers que cela ! Il n’est donc pas possible d’établir un modèle. Souvenons-nous que nos propres modèles de filiation et de famille ont été rudement mis à l’épreuve au 19e siècle, à l’époque où l’on pensait que cette famille monogame et biparentale hétérosexuelle était le modèle universel de l’organisation de la filiation.

« Vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez aux animaux, vous aurez toujours la réponse que vous attendez si vous choisissez la bonne espèce. »

Les anthropologues sont alors revenus d’autres cultures où ils avaient trouvé d’autres formes de filiation, qui n’étaient ni plus naturelles ni moins naturelles. Ce sont des organisations politiques. Dans certaines cultures, la filiation se fait en référence à un oncle maternel ; dans d’autres, les enfants auront deux mères et un père ; ailleurs encore, une femme qui ne peut pas avoir d’enfant se choisira une coépouse qui « portera » son enfant ; j’ai aussi entendu hier à la radio que l’Angleterre vient d’instituer un règlement permettant à trois personnes d’être parents du même enfant. J’ai trouvé que cette dernière annonce, aussi problématique qu’elle puisse être – ces questions ne sont jamais simples – était une belle ouverture. On entre peut-être dans des systèmes de filiation plus affiliatifs que filiatifs. Même si, avec cette loi anglaise, on reste encore dans l’ordre du biologique. Il serait intéressant que cet ordre biologique puisse s’ouvrir, par le biais des adoptions, notamment aux couples de personnes du même sexe… Peut-on en trouver des exemples dans le monde animal ? Bien sûr, puisqu’il n’y a pas qu’« un » modèle possible. Ce que l’animal peut nous apporter, c’est peut-être qu’il nous ouvre l’imaginaire à l’idée que les manières de s’organiser sont multiples et que certaines manières peuvent être à certaines époques plus intéressantes que d’autres. Dans notre époque à la démographie galopante, la philosophe américaine Donna Haraway dit que son slogan est devenu Make kin, not babies [on pourrait le traduire en français par « Faites des parents/des liens, pas des bébés », ndlr] : elle nous invite à tenter de créer des liens d’affiliation, de cooptation ou d’adoption plutôt que de filiation, et aussi à sortir de l’espèce strictement humaine – par exemple avec les animaux.

Chercher un modèle dans la nature, c’est toujours très suspect. Les animaux seront toujours des modèles si l’on cherche à leur faire dire quelque chose. Si vous voulez penser que le monde est plutôt régi par la coopération, vous irez observer des espèces coopératives. Si vous pensez que le monde n’avance que par la compétition, vous n’avez qu’à chercher des espèces compétitives et, si vous ne les trouvez pas facilement, mettez des animaux en cage, donnez-leur peu de nourriture et vous aurez de la compétition. Vous pourrez ensuite dire qu’il y a de la compétition dans la nature…

filiatio18-061F. : En effet, dans les matières familiales, on est souvent confronté à la présentation d’exemples tirés de la « nature »…

V.D. : Tout à fait. De plus il faut se méfier car nous assistons à un retour à la natura- lisation des liens de filiation, notamment via l’encouragement des femmes à allaiter ou à avoir une relation avec leur placenta… Il y a une remise en scène du corps qui re- naturalise très fort tous les comportements ; aller chercher du sens chez l’animal fait partie de ce mouvement. Mais les animaux n’ont rien de « naturel » et ils sont encore moins « notre » nature. Il y a un continuum de comportements entre nature et culture. La nature ne pourra jamais nous dire ce qui est bon. Elle n’en a pas le pouvoir. On peut seulement constater ce qui a fonctionné dans un contexte extrêmement particulier. Dans la nature, on remarque par exemple des couples homosexuels. Même si c’est bien le cas, cela ne nous dit pas ce qu’on peut faire ou non. Cela relève de décisions politiques.

F. : La politique me semble fondamentale, dans les questions familiales. On a tendance à l’oublier.

V.D. : Bien sûr. L’organisation de la famille est politique. On pourrait s’organiser autrement, « partager » les enfants comme chez les Ifaluk avec qui a vécu l’anthropologue Catherine Lutz dans le Pacifique occidental. Lorsque les anthropologues du 19e siècle sont rentrés en Europe, ils ont déclenché le scandale mais, finalement, ces autres modèles sont entrés dans les conceptions possibles.

F. : Les regards humains portés sur les animaux évoluent-ils ?

V.D. : Absolument, c’est incontournable ! Depuis quelques années, les animaux sont envisagés comme plus inventifs, plus créa-tifs, ayant des subjectivités et des expérien- ces, et plus du tout comme des programmes ou des estomacs sur pattes. Plusieurs facteurs ont joué : la primatologie a changé les conceptions et les méthodologies de terrain en se faisant plus proche de l’anthropologie que des sciences naturelles, et ces méthodes ont contaminé l’éthologie. Il y a eu également les progrès de l’éthologie cognitive, notamment à la fin des années 70. Donald Griffin, reconnu comme le père de l’éthologie cognitive, après avoir étudié pendant des années les chauve-souris, a considéré qu’il fallait s’intéresser à la manière dont les animaux pensaient. Il a permis aux chercheurs de mettre des questions sur des observations qu’ils faisaient et dont ils ne savaient pas quoi faire. On pouvait désormais imaginer que les animaux anticipaient, avaient une très claire conception des conséquences de leurs actes… L’intelligence que les chiens ont, par exemple, et que leurs propriétaires connaissent bien, est maintenant prise en considération par les scientifiques. Par ailleurs, la frontière est de moins en moins claire entre les savoirs des amateurs des animaux et les savoirs scientifiques. Et la pratique scientifique est de plus en plus proche des pratiques de domestication.

F. : Ces évolutions peuvent-elles remettre de la politique dans les rapports entre humains et animaux, en particulier domestiques ?

V.D. : La relation entre les humains et leurs animaux domestiques a toujours une dimension publique. Prenons l’obligation de tenir son chien en laisse. Une laisse est déjà un objet qui politise le chien. Et qui tient qui ? Si le chien est en laisse, le maître est tout autant tenu, même s’il a l’impression que c’est lui qui guide. Par cette obligation de laisse, le chien et son propriétaire sont ensemble dans l’espace public. Il existe aussi l’obligation de « pucer » un chien, ce qui revient à lui faire une carte d’identité. Idem pour un cheval : au moment où on l’acquiert, on doit décider de la façon dont on va le faire mourir. Sa mort est déjà un acte public. D’autres formes de politisation que la sécurité ou l’hygiène publique deviendront peut-être envisageables. Plus on reconnaît aux animaux un caractère sensible – en Suisse, certains animaux domestiques doivent par exemple obligatoirement être achetés par paire parce que l’on considère que ce n’est pas bien de les élever seuls –, plus ils entrent en politique : ils peuvent prétendre à des conditions de vie surveillées par l’État, comme l’interdiction de faire souffrir inutilement un animal. Qu’est-ce qui fait l’objet d’une souffrance ? Cette question peut être étendue.

« La nature ne pourra jamais nous dire ce qui est bon. Elle n’en a pas le pouvoir. »

F. : C’est vertigineux lorsque l’on pense aux animaux d’élevage.

V.D. : En effet, ce sont eux qui sont les plus malmenés. Quant aux animaux domestiques, leur statut n’est pas bien défini par la loi. En France, ils ont un double statut, parfois contradictoire, selon qui les définit, le Ministère de l’Agriculture, le Code civil… Les chiens et les chats sont souvent apparentés aux enfants de la famille. À cela, Donna Haraway rétorque : que faites-vous du fait qu’ils deviennent adultes ? Il faut inventer de nouveaux vocables pour mettre des mots sur ces nouvelles formes de relations. Les animaux domestiques peuvent être des « kin », des affiliés. Qu’ils fassent partie de la famille, oui : mais ce ne sont en tous cas pas nos enfants. Et les considérer comme tels nourrit un discours qui considère les animaux comme des « substituts » ou des « remplaçants », tout en les disqualifiant. Je suis moi-même critique de cette attitude sociologique qui s’étonne du fait qu’on puisse aimer les animaux. Personne ne se demande pourtant pourquoi on aime les enfants, qui sont en effet souvent des personnes très aimables [personne à part Filiatio dans son dernier dossier, ce qui a bien fait rire Vinciane Despret, ndlr]. Cet étonnement crée l’anomalie, c’est cela qui m’ennuie. Jocelyne Porcher est très juste quand elle dit qu’il n’est pas possible de ne pas avoir de relation avec les animaux. La non-relation n’est pas possible.

F. : J’ai récemment vu la vidéo d’une mère baleine assistant au meurtre de son petit par des pêcheurs et risquant sa vie pour récupérer le corps inanimé du baleineau. Les animaux éprouvent-il du chagrin, la perte, le deuil ?

V.D. : Lorsque vous évoquez cette vidéo, je pense à un texte décrivant une scène de chasse à la baleine en 1850. À l’époque, l’auteur, Edward Pett Thompson, écrit le chagrin de la mère qui voit un baleineau attrapé dans les filets. Il se demande comment il est possible de chasser encore lorsque l’on assiste à de telles scènes, que l’on voit la force de cet amour et la puissance de ce chagrin. Il évoque également la question du deuil. On voit en effet des animaux manifester tristesse et désarroi face à la perte d’un(e) congénère, et ces sentiments ne se manifestent pas uniquement entre une mère et son petit. Le philosophe Thom Van Dooren a bien décrit le chagrin des corvidés ; Barbara King vient d’écrire Le deuil chez les animaux. Dans mon abécédaire, je raconte la minute de stupéfaction triste de chimpanzés devant le corps d’une de leurs congénères morte à l’âge de quarante ans et dont les soigneurs avaient pris soin de leur présenter le cadavre afin qu’ils prennent conscience de la raison pour laquelle elle n’allait plus être là – ce moment avait été immortalisé par une photo du National Geographic. On voit que les chimpanzés sont très touchés. Certaines personnes se sont donc demandé s’ils connaissaient le deuil, ce à quoi d’autres se sont récriés : pas du tout, c’est une affaire humaine, car il faut savoir ce qu’est la mort que nous, humains, sommes les seuls à comprendre, etc. Visiblement, les animaux savent ce que veut dire « être mort » et font bien la différence entre mort et vivant. Mais nous-mêmes, par exemple dans les cas de mort cérébrale, savons-nous toujours faire cette différence ?

Propos recueillis par Sabine Panet

 

À lire

filiatio18-064Que diraient les animaux si… on leur posait les bonnes questions ?

Dans cet abécédaire aussi insolite que drôle qui nous retourne le cerveau et taille des pistes à grands coups d’histoires animales, Vinciane Despret pose 26 questions qui remettent en cause les idées reçues. Parfois apparemment étranges (« Est-ce bien dans les usages d’uriner devant les animaux ? »), les interrogations de la philosophe vont de l’art à la délinquance, de l’infanticide à la question du consentement et à l’obsession humaine pour la question de la domination des mâles. L’essai se lit d’un coup, ou par petits bouts, qu’on l’entame par Z comme Zoophilie ou par M comme Menteurs, il est délicieux autant que précieux.

Vinciane Despret, La Découverte 2012, 2014. 326 p., 11 euros.

filiatio18-066Les faiseuses d’histoire. Que font les femmes à la pensée ?

Think we must : « Il nous faut penser », écrivait Virginia Woolf en s’adressant aux femmes, tout en les appelant à se méfier des universités, de leur violence et de leur conformisme, avec leur « procession d’hommes chargés d’honneurs et de responsabilités ». Les philosophes Vinciane Despret et Isabelle Stengers dialoguent avec des femmes qui ont « trahi » l’exhortation de Virginia Woolf et intégré les mondes savants auparavant strictement masculins. Si cet essai est volontairement déconnecté de l’histoire des féminismes – déconnection discutée par les autrices –, on peut aussi considérer, au regard de ce que révèlent les femmes que l’on y découvre, qu’il est objectivement féministe. Et objectivement réjouissant.

Vinciane Despret et Isabelle Stengers, La Découverte 2011. 206 p., 14,50 euros.

filiatio18-067Sous presse

Signalons qu’un nouvel essai de Vinciane Despret paraîtra à la rentrée aux Empêcheurs de Penser en Rond / La Découverte, et s’intéresse aux relations des personnes de notre monde contemporain avec les défunts. Son titre provisoire est Au bonheur des morts.

Article paru dans Filiatio #18 – mars/avril 2015, abonnez-vous ou téléchargez gratuitement ce numéro.

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