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Rapts parentaux: réactions des partis politiques

En Belgique, +/- 400 enfants sont, tous les ans, conduits illicitement à l’étranger par l’un de leurs parents. Sur la base des témoignages recueillis au fil de nos précédents numéros, résumés ci-dessous, nous avons invité quelques partis politiques à faire le point et à se positionner quant au phénomène du rapt parental.

Les réactions du PS

Les réactions d’Ecolo

Les réactions du cdH

filiatio_14-021# 8 Papa, je veux rentrer dans ma vraie maison

À huit ans, Julie a été kidnappée par sa mère qui, après l’avoir manipulée, a fini par l’abandonner. À l’époque du jugement, Julie n’avait pas été consultée. Rétrospectivement, elle se dit que si on l’avait écoutée, elle aurait pu donner un avis pertinent quant à l’hébergement le plus en adéquation avec ses besoins de l’époque. Quand elle évoque son père, Julie décrit un homme simple qui, bien qu’ayant accès aux mêmes droits que son ex-compagne, ne sut pas comme elle les instrumentaliser à son avantage. L’inégalité de ses parents devant la justice a valu à Julie une année d’enfer – suivie d’une perte du lien avec sa mère.

filiatio_14-016# 9 Dix minutes par mois

Issue d’un mariage précoce la petite Mennana a été emmenée au Maroc par son père, contre le gré de Véronique, sa mère. Après avoir été elle-même, momentanément, victime d’un rapt de la part de son mari, Véronique a commencé à aller rendre visite à sa fille, dix minutes par mois, à la faveur des récréations, dans ses écoles successives. Ce n’est que quatre ans après l’enlèvement, grâce à l’intercession d’une avocate marocaine soutenue par la pression médiatique de ses passages à l’écran et le poids de certains acteurs politiques belges, que la fille de Véronique a pu revenir passer une semaine chez sa mère. Dix ans après le rapt, Véronique l’a enfin retrouvée de façon plénière.

filiatio_14-017# 10 Un mois trop tôt

Après un mariage au Maroc d’où il est natif et des péripéties relationnelles l’ayant conduit au divorce, Monsieur Abdelouahid voit son fils Oussama, né en Belgique, emmené sans son consentement vers leur terre d’origine par sa mère. Pendant deux ans, il sollicitera régulièrement le SPF Justice sans y trouver le réconfort dont il a besoin ni le sentiment que tous les moyens sont mis en oeuvre pour résoudre son problème. Apprenant que son fils a été rapté un mois avant la signature de la convention de rapatriement entre les deux pays, Monsieur Abdelouahid a fini par mener sa propre enquête. Ce n’est qu’au terme de deux années d’angoisse qu’il a retrouvé son fils. Suite à l’appréhension de la mère d’Oussama par Interpol.

filiatio_14-018# 11 Samedi peut-être

Depuis plus de deux ans, Guillaume, citoyen belge, subit avec bienveillance le report quasi hebdomadaire de la pratique de sa paternité, prescrite et administrée par Kate, mère de leur fils et ressortissante allemande. Dès que Guillaume se fait plus pressant et se propose d’entamer les démarches de reconnaissance de leur fils, Kate le menace de rentrer en Allemagne et de le priver de l’accès à leur enfant.

filiatio_14-019# 12 Étudie ou le juge t’enverra chez ta mère !

Pour la justice italienne, Sylvie, d’origine belge, a commis l’indélicatesse de se séparer de Domenico, italien de souche. Dès lors, sous le coup d’un jugement défavorable la tenant à l’écart de leur fille et biaisant chacune de ses démarches ou de ses intentions, elle a lutté pour conserver et entretenir le lien qui l’unit à son enfant. Et ce en dépit de la distance et des nombreuses embûches rencontrées au fil des années.

filiatio_14-020# 13 Ton père, c’est de l’histoire ancienne !

Son enfance, Isabelle l’a vécue dans un home et dans la méconnaissance quasi totale de son père. Pour elle, il ne fut pas question de présence ou d’absence mais tout bonnement d’inexistence. Excepté en de très rares occasions où il était évoqué comme un conte de fée par sa mère, cet homme n’a pas laissé de traces dans sa mémoire. Éludé par sa génitrice et rayé des cartes par son beau-père, il lui a néanmoins légué le charme qu’on prête aux inconnus et, en contrepartie, instillé la tristesse que génèrent les disparus.

Article paru dans Filiatio #14 / juin – juillet 2014, abonnez-vous ou téléchargez gratuitement ce numéro.

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