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Résidence alternée: quelle est la bonne décision?

Article paru dans Filiatio n°1 (octobre 2011)

Résidence alternée, on arrête ou on continue ?
Dr. Marie-Claude Vallejo & Anne Lamy, Albin Michel, 2010.

 

En complément de l’actualité de ce mois, Filiatio revient sur un ouvrage sorti l’an dernier, co-écrit par une pédopsychiatre et une journaliste spécialiste de la famille (déjà co-auteur de Réussir la garde alternée – Profiter des atouts, éviter les pièges, avec le Dr. Gérard Poussin, Albin Michel, 2004).

 

Après plusieurs années de loi favorable à la résidence alternée, où en sommes-nous ? Si les chiffres valent pour la France (mais ressemblent aux nôtres), les questions de fond se posent tout aussi bien pour la Belgique. L’alternance propose, après une rupture, la « moins mauvaises des solutions » en offrant un équilibrage des rôles auprès de l’enfant, expliquent les auteurs. Mais les résistances au changement ont la peau dure  et la pratique est encore limitée : pourquoi est-elle toujours contestée ? Quelles seront les difficultés rencontrées par les enfants, âge par âge ? Et par les parents ? En essayant de se tenir aussi loin que possible de la polémique, cet ouvrage clair et synthétique présente tout d’abord les avantages de la résidence alternée ainsi qu’ils ont pu être évalués dans le temps, et montre que les procès intentés par des experts à l’alternance sont bien souvent fondés sur des mauvaises raisons. On a centré le débat sur la résidence paritaire (en particulier du nourrisson) : c’est un raccourci diabolisant, car on ne présente que les extrêmes.

On a mis en avant l’importance de l’attachement du bébé et de l’enfant à sa mère. Mais comment alimenter le lien père-enfant si l’on ne voit que son tout-petit que quelques heures par semaine, au domicile de son ex ? D’autant plus que l’on sait aujourd’hui que les hommes sont, presque autant que les femmes, capables de prendre soin et d’éduquer les enfants. Sans tomber dans la défense de l’alternance à tout crin, les auteurs apportent des réponses constructives aux arguments anti les plus courants. L’importance de la co-parentalité, le problème de la parole des experts, celui de la parole des enfants ; comment construire l’alternance si l’un des deux parents s’y oppose, pourquoi l’alternance prend du temps à se construire : autant de thèmes abordés avec une grande souplesse, du bon sens et sans idées reçues.

A lire, quand est pour, quand on est contre, quand on ne sait pas et qu’on en a assez des manuels de pensées précuites.

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