Home » Actualités » Séparation parentale et niveau d’études des enfants

Séparation parentale et niveau d’études des enfants

Les résultats du projet de recherche scientifique « Scheiding in Vlaanderen » (Séparation en Flandre) montrent que les enfants de parents séparés sont moins susceptibles d’obtenir un diplôme supérieur. Tandis que dans les familles dites « intactes » (cet adjectif n’est pas très heureux !), 45% des enfants avaient réussi des études supérieures, dans les familles dites « monoparentales », seulement 24% des enfants avaient obtenu un diplôme supérieur, et dans les familles dites « recomposées », seulement 19%.

« Les familles séparées ont souvent moins de ressources financières et il y a aussi un contact réduit avec au moins l’un des deux parents », a déclaré Nele Havermans, chercheuse doctorante sur le sujet « résultats scolaires des enfants après séparation ». En outre, le stress d’une situation de séparation peut avoir une incidence négative sur les résultats scolaires. Ainsi, 24% des filles vivant dans une famille recomposée avaient doublé au moins une fois dans leurs études secondaires, et 18% en famille dite « monoparentale », contre seulement 11% dans les familles dites « intactes ». Chez les garçons, les différences étaient beaucoup moins grandes : respectivement 30%, 30% et 28%. Peut-être parce qu’ils doublent plus souvent que les filles en général ? On explorera dans notre numéro de rentrée, en septembre, la question de la différence scolaire entre les filles et les garçons ! En tous les cas, si la séparation des parents se produit avant que l’enfant ait 18 ans, cela pourrait entraîner une plus faible chance pour obtenir plus tard des diplômes d’enseignement supérieur. Le niveau d’éducation est aussi, c’est important de le préciser, lié au revenu et à la santé. Selon les chercheurs, le niveau d’éducation des parents joue également un rôle. Chez les enfants de parents moins scolarisés, l’impact négatif de la séparation sur la carrière scolaire serait plus fort que chez les enfants de parents plus scolarisés. Les chercheurs appellent donc à une plus grande attention de la part de l’école sur la situation des élèves à la maison. Un divorce peut être considéré comme une source potentielle d’inégalité sociale, concluent-ils. Dans une étude parallèle, « Scheiding in Vlaanderen » (Séparation en Flandre) a noté qu’après une séparation, l’éducation par le père est tout aussi importante pour le bienêtre des enfants que l’éducation par la mère. Si l’on regarde plus en détail, il apparaît que dans ces deux modes d’hébergement, beaucoup de soutien par le père et par la mère ont un effet positif sur le bien-être des enfants : estime de soi, et satisfaction de sa propre vie. Que le père et la mère utilisent un style différent d’éducation n’est pas un problème, selon la chercheuse Kim Bastaits, étudiant les relations entre l’éducation et le bien-être des enfants. Elle ajoute que pour le bien-être des enfants, le « soutien » par les parents est plus important que leur « contrôle », et qu’un minimum de contact est important, indépendamment du sexe du parent.

Plus d’infos ici : Belga, 18/04/2013, communiqué de Samuel Hanegreefs Sara Le Roy, Sofie Vanassche, An Katrien Sodermans, Koen Matthijs (KULeuven): http://www.scheidinginvlaanderen.be/docs/20120327164323JKFC.pdf

Kim Bastaits : Opvoeding en het welbevinden van kinderen, meer informatie. Presentatie op de studiedag « Scheiden in meervoud. Over partners, kinderen en grootouders.”, Antwerpen, 19/04/2013.

J. P. M.

Article paru dans Filiatio #10 – mai / juin 2013, abonnez-vous ou téléchargez gratuitement ce numéro.

Je commente (0) Commenter | Je partagePartager sur facebook | Je tweeteTweeter cet article

Laisser un commentaire

* Ces champs sont obligatoires
** Vous pouvez utiliser certaines balises html